Surface agricole utile

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La surface agricole utile (SAU) est un instrument statistique destiné à évaluer la surface foncière déclarée par les exploitants agricoles comme utilisée par eux pour la production agricole, différente de la SAT (surface agricole totale).


La SAU est composée des :




  • terres arables (grande culture, cultures maraîchères, cultures permanentes, les cultures fourragères, prairies artificielles...) ;

  • surfaces toujours en herbe (prairies permanentes, alpages) ;

  • cultures pérennes (vignobles, vergers...)

  • les jardins familiaux des agriculteurs.


Elle n'inclut pas les bois et forêts. Elle comprend en revanche les surfaces en jachère, c’est-à-dire les terres retirées de la production (gel des terres). Ces terres sont comprises dans les terres arables.




Sommaire






  • 1 Interprétation statistique


  • 2 SAU au niveau du globe


  • 3 SAU et prix du foncier


  • 4 En France


  • 5 Voir aussi


  • 6 Articles connexes


    • 6.1 Liens externes


    • 6.2 Notes et références







Interprétation statistique |


Pour chaque exploitation, la SAU est affectée à la commune du siège de l'exploitation agricole, mais une exploitation peut déclarer des terres éclatées sur plusieurs communes. La SAU des exploitations des communes littorales ne correspond donc pas à la SAU des communes littorales.



SAU au niveau du globe |


Sur l’ensemble de la surface terrestre (environ 51 milliards d’hectares), la SAU représente 5 milliards d’ha (un tiers de la superficie des terres émergées estimée à 15 milliards d’ha), soit :



  • 3,4 milliards d’ha de terrains de parcours, pâturages ;

  • 1,4 milliard d’ha en terres arables ;

  • 140 millions d’ha en plantations diverses (vergers, palmiers, vignes, plantes aromatiques, thé, café...).


Malgré des défrichements importants au Brésil, en Afrique ou en Indonésie (environ 12 à 13 millions d’ha/an), la superficie des terres arables reste globalement à peu près constante depuis 1970 : Les terres cultivées régressent de 11 à 12 millions d’ha par an: Les gains dus à la déforestation équivalent aux pertes causées par la régression et dégradation des sols, la salinisation des terres dans les régions irriguées et l'extension de la périurbanisation[1].



SAU et prix du foncier |


Plus la demande est forte sur le foncier agricole, plus les prix montent. À titre d'exemple, en Allemagne, en 2006, le prix moyen d’un hectare de terre arable a atteint 8 900 €/ha (allant selon les régions de moins de 2 700 €/ha dans l'ancienne RDA à 24 300 €/ha en Bavière, et 26 000 €/ha en 2006 en Rhénanie du Nord-Westphalie). La part de la SAU en agriculture bio a atteint 5,1 % en 2007, mais la demande reste très supérieure à l'offre[2].


En Espagne, le coût de location à l'hectare est passé d'une moyenne de 120 €/ha en 1998 à 165  en 2006 (soit +37,5 % en € courants et +1,6 % en € constants), et selon le Ministère de l'environnement, du milieu rural et marin (MARM), le prix moyen des terres agricoles est passé de 6 125 €/ha en 1998, à 11 070 €/ha en 2007, soit une augmentation de 81 % en euros courants, et de 29 % en euros constants[2].


En Bulgarie, Fin 2007, l'hectare se vendait de 750 à 1 500  selon la région, contre 200 à 750 €/ha entre 1991 et 2001. Le fermage s’élevait entre 60 et 100 €/ha en 2007 et il pourrait atteindre 150 à 175 €/ha en 2010 selon les experts. En 2014, les acheteurs étrangers non résidents pourront acheter des terres bulgares, avec le risque d'encore déstructurer le marché foncier local[2].



En France |


La SAU française [3] représente environ 29 millions d'hectares, soit environ la moitié (54) % du territoire national. Elle se répartit en terres arables pour 62 %, en surfaces toujours en herbe pour 34 % et en cultures pérennes pour 4 %. Cette surface totale se décompose en :



  • Terres arables (18,4 millions d'ha) dont céréales (9,4), prairies temporaires et fourrages annuels (4,9), oléagineux (2,3), autres cultures annuelles (1,3) et jachères (0,5) ;

  • Cultures permanentes : vergers, vignes (1) ;

  • Prairies permanentes (7,7) ;

  • Autres surfaces agricoles utilisées hors exploitation (1,9) dont prairies collectives et hors champ (1,8) jardins et vergers familiaux (0,1).


Cette surface est en baisse continue à cause de l'augmentation des surfaces boisées et surtout artificialisées (environ 3,4 millions d'hectares de surfaces bâties, revêtues ou rendues impropres à la culture):



  • Le non-bâti (0,8 million d'ha) correspond à des surfaces comme les chantiers, carrières, cours, jardins d'agrément, terrains vagues, cimetières) ;

  • Les sols revêtus (1,7 million d'ha) sont les parkings et les routes ;

  • Les sols bâtis (0,9 million d'ha ) reçoivent de nouvelles constructions.


Le rythme d'artificialisation ne cesse de progresser à une cadence croissante depuis le début des années 2000. Cette pression s'exerce au détriment des milieux semi-naturels mais surtout de la surface agricole utile qui rétrograde depuis longtemps du fait des mutations agricoles. Les surfaces réputées plus difficiles à cultiver étant abandonnées au profit des forêts.


La SAU moyenne par exploitation agricole est passée en France de 42 hectares (1998) à 71 hectares (2005). La moyenne est de 110 hectares pour les exploitations de grande culture (+11 ha par rapport à 2000), 80 pour les élevages bovins (+9 ha).

Pour les exploitations ayant leur siège dans une commune littorale, la régression a été de 25 % en 40 ans environ, avec une perte de SAU la plus forte sur le littoral méditerranéen continental, dans le Nord-Pas-de-Calais, en Poitou-Charentes et en Bretagne où l'urbanisation du littoral et localement la création de routes ou d'autoroutes ont été importants[4]. Le rythme d'urbanisation a diminué depuis 1970, grâce à la loi littoral, mais il tend à augmenter sur les communs arrière-littorale[4].



Voir aussi |


  • Exploitation agricole


Articles connexes |



  • Agriculture, SAFER (France)


Liens externes |




Notes et références |





  1. Jean-Paul Charvet, Atlas de l'agriculture - Comment pourra-t-on nourrir le monde en 2050 ?, Éd. Autrement, 2010


  2. a b et cSource : Missions économiques - Allemagne – Espagne – Italie – Royaume-Uni, Ministère français de l'agriculture


  3. source INSEE, Agreste (Données de synthèse / Statistique Agricole Annuelle / Utilisation du territoire)


  4. a et bONML (2013), Évolution de la Surface Agricole Utilisée des exploitations agricoles des communes littorales et de leur arrière-pays de 1970 à 2010




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