Monument Barrès





Monument Barrès


Monument Barrès (2017).jpg

Le monument Barrès.






























Présentation
Type

Lanterne des morts
Destination initiale

Monument commémoratif
Architecte

Achille Duchêne
Construction

1927
Hauteur

22 mètres
Statut patrimonial

Recensé à l'inventaire généralVoir et modifier les données sur Wikidata





















Localisation
Pays

France
Région

Lorraine
Département

Meurthe-et-Moselle
Commune

Vaudémont




Coordonnées

48° 24′ 31″ N, 6° 04′ 13″ EVoir et modifier les données sur Wikidata






Le monument Barrès est un monument situé sur le signal de Vaudémont, au sommet de la colline de Sion. Il a été inauguré en 1928 en l'honneur de l'écrivain Maurice Barrès, originaire de la colline de Sion, qu'il avait célébrée dans son roman La Colline inspirée.




Sommaire






  • 1 Histoire


  • 2 Auteurs


  • 3 Description


  • 4 Divers


  • 5 Références


  • 6 Voir aussi


    • 6.1 Bibliographie


    • 6.2 Articles connexes







Histoire |


Après la mort de Barrès fin 1923, une souscription publique a été lancée en 1924 par un comité dont le président d'honneur est le maréchal Lyautey, et le secrétaire général le prince Charles-Louis de Beauvau-Craon[1].


En mai 1924, Le Figaro a publié un article de Robert de Flers intitulé « Pour un monument national à Maurice Barrès »[2]. En juin 1924, La Revue hebdomadaire a publié un article de François le Grix avec le même titre[3]. En décembre 1926, François Coty a publié dans Le Figaro une série d'articles rédigés par des femmes et des hommes de lettres en faveur de l'érection de ce monument[4] :




  • 19 décembre : Paul Bourget[5],


  • 20 décembre : Gérard d'Houville[6],


  • 22 décembre : Henry Bordeaux[7],


  • 23 décembre : Jérôme et Jean Tharaud[8],


  • 24 décembre : comtesse de Noailles[9].


Les travaux ont débuté en 1927 et l'inauguration a eu lieu le 23 septembre 1928. La cérémonie a ressemblé environ 15 000 personnes[10]. À cette occasion ont été prononcés des discours par[11],[12] :




  • Paul Bourget[13], de l'Académie française,


  • Charles Moureu, de l'Académie des sciences,

  • Désiré Fleury, vice-président de la Ligue des patriotes,


  • Mgr Charles Lagier, directeur de L'Œuvre d'Orient,


  • Alfred Oberkirch, sous-secrétaire d'État au ministère du Travail et député du Bas-Rhin,


  • Paul Vautrin, le maire de Metz,


  • Raymond Poincaré[14], le président du Conseil, et ancien président de la République,

  • le maréchal Lyautey[15].


Cette cérémonie a donné lieu à une gravure d'Émile Friant représentant Poincaré, légendée « À Sion-Vaudémont, inauguration du monument Barrès 1928. M. le Président Raymond Poincaré écoutant un discours »[16] et portant la dédicace « Très respectueux hommage de E. Friant à Monsieur le Président Raymond Poincaré »[17]. Sont également présents Alexandre Millerand, autre ancien président de la République, ainsi que les directeurs des journaux Le Matin, L'Écho de Paris, Le Gaulois, Le Temps[18].


Le 27 septembre 1928, quelques jours après la cérémonie d'inauguration, Paul Souday, qui était membre du comité d'honneur pour l'érection du monument[19], a écrit un texte intitulé « Autour du monument Barrès » dans sa rubrique « Les Livres » du Temps[20].


André Kertész a fait une photographie du monument[21] parue dans Vu en septembre 1928[22].



Auteurs |


Le monument est l'œuvre du paysagiste Achille Duchêne, un ami de Barrès[23], avec des sculptures de René Grandcolas ; il a été érigé par l'entreprise France-Lanord et Bichaton[24].



Description |


D'une hauteur de vingt-deux mètres[25], c'est une reproduction presque à l'identique de la lanterne des morts de Fenioux. Le choix de ce motif résulte d'une proposition des frères Jérôme et Jean Tharaud, membres du comité d'honneur pour l'érection du monument[19]. L'Illustration du 8 décembre 1928 note cependant que Duchêne a aminci la silhouette de l'édifice par rapport à la lanterne des morts de Fenioux[18].


Sur les différentes faces de son socle sont gravées des phrases extraites de l'œuvre de Barrès[26],[11] :
















Inscription gravée : L'horizon qui cerne cette plaine c'est celui qui cerne toute vie. Il donne une place d'honneur à notre soif d'infini, en même temps qu'il nous rappelle nos limites. (La colline inspirée)

La Colline inspirée :

« L'horizon qui cerne cette plaine c'est celui qui cerne toute vie. Il donne une place d'honneur à notre soif d'infini en même temps qu'il nous rappelle nos limites. »




Inscription gravée : Honneur à ceux qui demeurent dans la tombe les gardiens et les régulateurs de la cité (Le mystère en pleine Lumière)

Le Mystère en pleine lumière :

« Honneur à ceux qui demeurent dans la tombe les gardiens et les régulateurs de la Cité. »




Inscription gravée : Au pays de la Moselle, je me connais comme un geste du terroir, comme un instant de son éternité, comme l'un des secrets de notre race. À chaque saison, laisse émerger en fleur, et si j'éprouve assez d'amour, c'est moi qui deviendrai son cœur. (Les amitiés françaises)

Les Amitiés françaises :

« Au pays de la Moselle je me connais comme un geste du Terroir, comme un instant de son éternité, comme l'un des secrets que notre race, à chaque saison, laisse émerger en fleur, et si j'éprouve assez d'amour, c'est moi qui deviendrai son cœur. »





Divers |


C'est pour l'IGN un site géodésique du réseau de détail français[27].



Références |





  1. ↑ Jean-François Thull, « La colline de Sion-Vaudémont dans l'imaginaire lorrain », Annales de l'Est, no 2 « Sion, une colline d'histoire »,‎ 2006, p. 167.


  2. ↑ Robert de Flers, « Pour un monument national à Maurice Barrès », Le Figaro, no 150,‎ 29 mai 1924, p. 1 (lire en ligne).


  3. ↑ François le Grix, « Chroniques et documents : Pour un monument national à Maurice Barrès », La Revue hebdomadaire, vol. 33, no 6,‎ juin 1924, p. 86–90 (lire en ligne).


  4. ↑ « Pour le monument de Maurice Barrès », Chronique des lettres françaises, vol. 5, no 25,‎ janvier-février 1927, p. 66 (lire en ligne).


  5. ↑ Paul Bourget, « À la mémoire d'une grande figure française : Pour le monument de Maurice Barrès », Le Figaro, no 353,‎ 19 décembre 1926, p. 1 (lire en ligne).


  6. ↑ Gérard d'Houville, « À la mémoire d'une grande figure française : Pour le monument de Maurice Barrès », Le Figaro, no 354,‎ 20 décembre 1926, p. 1 (lire en ligne).


  7. ↑ Henry Bordeaux, « À la mémoire d'une grande figure française : Pour le monument de Maurice Barrès », Le Figaro, no 356,‎ 22 décembre 1926, p. 1 (lire en ligne).


  8. ↑ Jérôme Tharaud et Jean Tharaud, « À la mémoire d'une grande figure française : Pour le monument de Maurice Barrès », Le Figaro, no 357,‎ 23 décembre 1926, p. 1 (lire en ligne).


  9. ↑ Anna de Noailles, « À la mémoire d'une grande figure française : Pour le monument de Maurice Barrès », Le Figaro, no 358,‎ 24 décembre 1926, p. 1 (lire en ligne).


  10. ↑ Charles Sadoul, « Inauguration du monument à Maurice Barrès », Le Pays lorrain, no 10,‎ octobre 1928, p. 519–521 (lire en ligne).


  11. ↑ a et b« À la mémoire de Maurice Barrès : Inauguration du monument de la colline de Sion », Journal des débats politiques et littéraires,‎ 24 septembre 1928, p. 3 (lire en ligne).


  12. ↑ Inauguration du monument élevé à la mémoire de Maurice Barrès, à Sion-Vaudémont, le dimanche 23 septembre 1928 (discours de MM. le maréchal Lyautey, Paul Bourget, Charles Moureu, Raymond Poincaré), Paris, Institut de France, Académie française, coll. « Institut » (no 17), 1928, 42 p. (notice BnF no FRBNF31127737).


  13. ↑ Inauguration du monument élevé à la mémoire de Maurice Barrès, à Sion-Vaudémont : Discours de Paul Bourget, sur le site de l'Académie française.


  14. ↑ Inauguration du monument élevé à la mémoire de Maurice Barrès, à Sion-Vaudémont : Discours de Raymond Poincaré, sur le site de l'Académie française.


  15. ↑ Inauguration du monument élevé à la mémoire de Maurice Barrès, à Sion-Vaudémont : Discours du maréchal Lyautey, sur le site de l'Académie française.


  16. ↑ Jean Lanher et Noëlle Cazin, Centre de recherche régionale universitaire (Université Nancy-II), Raymond Poincaré : Un homme d'État lorrain, 1860-1934 (16e Journées d'études meusiennes, Sampigny-Bar-le-Duc, 15-16 octobre 1989), Bar-le-Duc, Société des lettres, sciences et arts de Bar-le-Duc, 1989, 139 p. (ISBN 2-907708-01-5) : la gravure est en couverture de l'ouvrage.


  17. ↑ Jacques Lethève et René Rancœur (préf. Julien Cain), Maurice Barrès, 1862-1923 (exposition à la Bibliothèque nationale, Paris, décembre 1962-février 1963), Paris, Bibliothèque nationale, 1962, p. 86 [lire en ligne].


  18. ↑ a et bSurdel 2006, p. 204.


  19. ↑ a et bMichel Leymarie, Preuve par deux : Jérôme et Jean Tharaud, Paris, CNRS Éditions, 2014, 399 p. (ISBN 978-2-271-07024-1).


  20. ↑ Paul Souday, « Autour du monument Barrès », Le Temps,‎ 27 septembre 1928, p. 2 (lire en ligne), repris dans Les Livres du Temps, vol. 3, Paris, Émile-Paul frères, 1930, 298 p. (lire en ligne), p. 188–197.


  21. ↑ Notice no AP72L001741, base Mémoire, ministère français de la Culture.


  22. ↑ Émile Henriot, « Paysages barrésiens », Vu, no 28,‎ 26 septembre 1928, p. 630–631 (lire en ligne).


  23. ↑ Maurice Barrès et Philippe Barrès (éditeur scientifique), Mes cahiers, vol. 10 : Janvier 1913 - Juin 1914, Plon, coll. « La Palatine », 1936, p. 433.


  24. ↑ Simone Collin et Jacques Guillaume, « Monument commémoratif de Maurice Barrès », pour l'Inventaire général du patrimoine culturel, 1990, dans la base Mérimée, ministère de la Culture, notice no IA54001270.


  25. ↑ Alsace, Lorraine, Vosges, Paris, Michelin, coll. « Guide de tourisme » (no 3), 1989, 3e éd., 219 p. (ISBN 2-06-003724-7), p. 54.


  26. ↑ « À la mémoire de Maurice Barrès », Chronique des lettres françaises, vol. 6, no 36,‎ novembre-décembre 1928, p. 727 (lire en ligne).


  27. ↑ Site no 5455201 : Vaudémont I, IGN.





Voir aussi |


.mw-parser-output .autres-projets ul{margin:0;padding:0}.mw-parser-output .autres-projets li{list-style-type:none;list-style-image:none;margin:0.2em 0;text-indent:0;padding-left:24px;min-height:20px;text-align:left}.mw-parser-output .autres-projets .titre{text-align:center;margin:0.2em 0}.mw-parser-output .autres-projets li a{font-style:italic}

Sur les autres projets Wikimedia :





Bibliographie |


  • Alain-Julien Surdel, « De Pierrepont à Sion : Le thème de la Lanterne des morts dans la commémoration lorraine après 1918 », Annales de l'Est, no 2 « Sion, une colline d'histoire »,‎ 2006, p. 189–208


Articles connexes |



  • Vaudémont

  • Maurice Barrès



  • Portail de Meurthe-et-Moselle Portail de Meurthe-et-Moselle



Popular posts from this blog

Catalogne

Violoncelliste

Error when generate signed apk